Introduction

Il y a quelques dizaines d’années encore nous étions dans une ère post-guerre mondiale, et partout l’on prônait le respect de l’autre, l’ouverture des frontières, le partage. Il fallait à tout prix repousser ce qui avait été jusque là impardonnable : l’esclavagisme. Ce mot qui paraît si inoffensif d’apparence cache bel et bien des attraits plus qu’intéressants pour ceux qui le font pratiquer. Vous le croyiez inutilisé et sans aucune possibilité de renaître ? Nous allons vous prouver le contraire ! Et cela en passant par les JdRELMMJ (Jeux de rôles en ligne massivement multi-joueur), plus particulièrement Guild Wars.

Au début, c’est l’extase d’un nouveau monde

On installe et lance le jeu, puis entrons dans un nouvel univers : c’est la découverte. Qui ne se souvient pas de ses premières fois, de son premier jeu ?

Vous ne le direz probablement jamais, mais vous avez vécu une expérience avec des émotions. Et l’émotion fait en sorte que les choses restent en mémoire très longtemps.

Du coup, vous vous lancez dans le jeu, naïf, innocent. Tout est facile, simple, juste le temps d’atteindre un certain niveau. Puis les ennuis commencent.

Les ennuis

Le jeu dispose d’énormément de possibilités et pour cela il faut améliorer le personnage et accomplir de nouvelles quêtes. Mais cette fois les quêtes durent plus longtemps. Pour que ce soit plus facile pour vous, vous rejoignez une guilde. Mais dans la guilde, ce sont des joueurs de longue date qui vous donnent envie. Ils ont les dernières armes, les dernières armures, objets, etc.

C’est le côté défi du jeu. Ainsi, par pseudo-jalousie, vous allez vous cibler comme but d’avoir un peu les mêmes objets. Comme vous vous sentez pas super bon joueur, vous vous dites qu’après tout, il suffit de jouer un peu plus pour s’améliorer.

C’est un cercle infernal qui commence.

Les titres

Une fois vos armures et armes récupérées (pas trop longtemps en général), vous voyez que les autres ont pareil. Vous ne vous distinguez pas énormément des autres. Et comme dans nos pays occidentaux vous devez être unique, vous démarquez (un peu de narcissisme voyons !), vous devez trouver autre chose.

Et vous découvrez les titres. C’est un genre de récompense que vous recevez suite à diverses quêtes - très - longues que vous accomplissez dans le jeu et qui met les autres joueurs en respect quand vous l’affichez.

Vous continuez donc votre périple dans le jeu avec les titres…

L’escalavagisme

Entre temps, du côté du vendeur du jeu, vous avez dépensé plein d’argent pour vous abonner au jeu, acheter des armes supplémentaires, des objets de tout types et avez peut-être même dépensé plus que le prix de votre abonnement Internet. Et… vous continuez !

Vous vous êtes rendus esclave d’un jeu. Vous passez 1H à 2H par jour dessus, MINIMUM. Et 4 à 8 heures en fin de semaine. Vous ne jurez que par le jeu, rejetez les gens qui vous disent “Hey, c’est l’heure de manger, tu viens ?” et vous répondez comme un guerrier et envoyez littéralement dans les pâquerettes la personne pourtant si gentille qui vous proposait de vous repaître avec elle. Peut-être même était-elle nue sur le lit patientant que vous lui apportiez quelques câlins. Bref, vous repoussez votre vie sociale.

Le fond

On ne remarque pas forcément que nous sommes accrocs à un jeu vidéo ni que nous avons dépensé une fortune sur moyen terme dans le jeu. Nous sommes très peu objectifs et écoutons peu nos proches à ce sujet. Mais vous devriez en changer si vous vous reconnaissez un tant soit peu dans les descriptions que j’ai faite.

N’oubliez pas, le jeu reste un jeu, il n’est pas nécessaire d’y dépenser 3000 heures pour que ce soit amusant (ou alors vous avez choisi le mauvais jeu).

Bonne chance, esclave ! Euh, je veux dire camarade 😄.